Maëlys - 9 ANS

3 APPELS A TEMOINS ONT ETE EDITES (voir en bas de page), en Français, Espagnol et Anglais.

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Solidarité Alerte © 2012

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Disparitions - Fugues - Enlèvements - Appels à témoins

Unité de Mobilisation pour la Recherche des Enfants et Adolescents disparus fondée en 2011 par Alex C

" C'est vous tous avant nous, c'est vous tous avant tout "

APPEL A TEMOINS POUR MAELYS de ARAUJO - 9 ANS - DISPARUE LE 27 AOUT 2017

Lieu de la disparition : Pont-de-Beauvoisin

Signalement :

Maëlys, 9 ans, mesure 1m30, pèse 28 Kgs, a la peau mate et les cheveux châtains.

Au moment de sa disparition elle était vêtue d'une robe sans manches et de nu pieds.

TOUTE PERSONNE AYANT DES INFORMATIONS EST PRIEE DE CONTACTER

GENDARMERIE NATIONALE 04 76 37 00 17

APPELS A TEMOINS SOLIDARITE ALERTE ©

Potential witnesses are urged to call emergencies Toda persona que tiene informaciones es invitada a ponerse en contacto con las autoridades competentes Wenn Sie Informationen haben, kontaktieren Sie Ogni persona che ha delle notizie è invitata ha contattare le autorità competenti Toda pessoa que tem informacao é convidada a contatar as autoridades competentes

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L'AVEZ VOUS VUE ? HAVE YOU SEEN HER ?

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DATAS INFORMATIONS.

Maëlys, originaire du Jura selon la préfecture, a été vue la dernière fois dimanche vers 03h00 du matin alors qu'elle assistait à un mariage dans la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin, en compagnie de ses parents et d'autres membres de sa famille.

Maëlys, 9 ans, assistait à un mariage à Pont-de-Beauvoisin avec sa famille lorsqu’elle a disparu vers 3 h du matin, dans la nuit de samedi à dimanche.

CONFERENCE DE PRESSE DU PROCUREUR DE BOURGOIN EN ISERE

D'importants moyens de gendarmerie, renforcés par des sapeurs-pompiers et des pompiers volontaires, ont été engagés pour rechercher l'enfant.

Toute la journée de dimanche, des battues ont été organisées autour de la salle des fêtes, située dans un "environnement fortement boisé avec une végétation très dense, y compris à hauteur d'homme", précise le communiqué du parquet.

Les recherches se poursuivent.

Elles ont repris jeudi 31 Août 2017 autour de la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin, où la fillette a disparu.

Un escadron de Maisons-Alfort (Val-de-Marne) composé de 57 gendarmes au total est arrivé en renfort mercredi.

Cinq jours après la disparition de Maëlys de Araujo, l'enquête s'est accélérée ce jeudi 31 août.

Voici les informations connues à ce jour : un suspect de 34 ans a été placé en garde à vue dans la matinée.

Invité au mariage, ce dernier a disparu avant de revenir dans la soirée.

La garde à vue a été prolongée de 24 heures selon la procureure de la République Dietlind Baudoin.

Par ailleurs, la plupart des invités de la soirée ont été auditionnés et les gendarmes poursuivent leurs recherches aux alentours de la salle, dans un terrain très boisé.

L'alerte enlèvement n'a pas été déclenchée car les enquêteurs n'exclut pas la thèse de l'accident ou de la disparition.

L'enfant a été vue pour la dernière fois dimanche 27 août vers 3h du matin, près de la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin en Isère.

Les investigations passent aussi par l'audition des 250 personnes qui participaient au mariage et à deux autres fêtes organisées dans un bar et une salle paroissiale de la ville.

Le patron de l'Office central pour la répression des violences aux personnes, Philippe Guichard, est revenu sur les affaires de disparition d'enfants non élucidées.

Également appelés les "cold cases", ces homicides non résolus sont rares, mais une dizaine de cas sont concernés.

"Nous sommes chaque jour à l'affût d'un détail susceptible de nous réorienter", déclare Philippe Guichard. Parmi les cas non élucidés, figure celui d'Estelle Mouzin. La fillette avait disparu le 9 juin 2003 près de son domicile et n'a jamais été retrouvée à ce jour. "

En moyenne chaque année en France, on recense de deux à quatre cas de disparition criminelle, chiffre à rapporter aux quelque 1 200 disparitions de mineurs signalées annuellement", précise l'enquêteur.

Pour retrouver Maëlys, un "travail de l'ombre", titanesque et fastidieux

Le colonel Yves Marzin explique à l'Agence France Presse que le travail de la gendarmerie ne se borne pas aux recherches sur le terrain et aux interrogatoires. "On exploite les saisies de photos et de vidéos, plus tous les appels reçus à la gendarmerie.

C'est un travail dans l'ombre extrêmement fastidieux et important.

Tant qu'il y a un espoir, on engage des moyens", dit-il.

  RETROSPECTIVE INFORMATION ( France TV Info)

SAMEDI 26 AOUT 2017

La fête débute sous la pluie en début d’après-midi, samedi.

Dans le centre-ville de Pont-de-Beauvoisin, une commune de 3 500 habitants, le long cortège du mariage défile devant les petits immeubles d'habitation et les nombreux commerces.

Dans les rues, il ne passe pas inaperçu.

"On a entendu tous les klaxons.

Les voitures du mariage sont passées par le centre, elles ont tourné autour de l’église pour se diriger vers la salle des fêtes", raconte à franceinfo un vendeur de meubles qui observe la scène.

Quelques centaines de mètres plus loin, longeant la rivière du Guiers, les invités du mariage franchissent un portail vert pour se garer puis entrer dans la grande salle des fêtes, légèrement excentrée.

"On était dans le jardin quand les invités ont commencé à arriver", raconte à franceinfo Florence, dont la maison surplombe la salle des fêtes.

C’était un grand mariage, d'après cette voisine.

"On entendait tout ce qui se disait au micro et, visiblement, le photographe n’arrivait pas à réunir tout le monde pour les photos, tellement il y avait d’invités", se souvient-elle en souriant.

Les parkings, à l’extérieur au bord de la route comme à l’intérieur du complexe tout autour de la salle, affichent complet.

Après l’habituelle séance photo des différents groupes, les convives passent à l’apéro.

"J’y suis allée vers 18 heures, se rappelle cette commerçante de Pont-de-Beauvoisin. Effectivement, il y avait beaucoup de monde, mais je ne sais pas si toutes les personnes de l’apéro sont restées à la soirée."

Pour sa part, elle a rapidement quitté la fête. Puis la soirée devient plus tranquille.

"Vers 22 heures, je suis passé à côté en voiture et je n'ai rien entendu", raconte un habitant de Pont-de-Beauvoisin, étonné.

"La salle est fréquemment utilisée pour des mariages et, d’habitude, on entend la musique toute la nuit. Cette fois-ci, c’était très calme, confirme Florence. On a mangé et on a regardé un film au calme, avec mon mari et ma fille."

A 3 heures, le DJ coupe la musique.

La soirée se déroule tranquillement, jusqu’à ce qu'une voix jette un froid.

De joyeuse célébration, l'événement devient "maudite soirée", pour reprendre les mots d'un convive.

Vers 3 heures du matin, la musique s'arrête et le DJ fait une annonce au micro.

La petite Maëlys est introuvable et toute personne l'ayant aperçue est invitée à prévenir les proches de la fillette. Cette dernière est venue du Jura avec ses parents et sa grande sœur, pour assister au mariage.

"Rapidement, on a vu tout le monde commencer, je ne vais pas dire à s'affoler, mais à chercher un peu partout", raconte à RMC Grégoire, un ami des mariés.

La musique ne redémarre pas et les recherches commencent.

Tout le monde fouille la salle et ses environs, "un peu dans les bois au-dessus, ou vers le lycée à côté", détaille Grégoire.

La salle touche en effet une forêt à la végétation très dense et au sol escarpé.

Non loin de là également, Le Guiers, une rivière aux eaux sombres et aux abords boisés.

"On s'est dit qu'elle était peut-être partie se promener, ou qu'elle avait trébuché quelque part", relate Grégoire.

Après une heure de recherche, les invités, inquiets, décident de prévenir les gendarmes.

Anthony, 30 ans, tient un magasin de cigarettes électroniques dans le centre-ville, à 500 m de la salle des fêtes.

Ce samedi soir, il organise une soirée "vapotage" dans un nuage de fumée et de fortes odeurs, pour faire tester les derniers goûts de cigarettes électroniques à ses clients, en partenariat avec le bar Le Rendez-Vous, situé juste à côté.

"Les clients étaient installés dans la boutique. Ils goûtaient des nouveautés et buvaient l’apéro en même temps dans le bar d’à côté", retrace-t-il.

Hocine, le patron du troquet en question, explique avoir fermé son établissement aux alentours de minuit, bien avant son voisin.

Pendant la fête du mariage, le bar "Le Rendez-Vous" organisait également une soirée, le 26 août 2017 à Pont-de-Beauvoisin (Isère). (CAMILLE ADAOUST / FRANCEINFO)

Les gendarmes passent donc devant les deux établissements et arrivent sur les lieux, tard dans la nuit, quelques secondes après le coup de fil.

"Ils ont fouillé tous les véhicules, pris les coordonnées de toutes les personnes qui étaient encore présentes", continue Grégoire, interrogé par Le Parisien.

Le gardien de la salle des fêtes, Pascal, dont le petit chalet donne sur le parking, dort à ce moment-là.

"Les gendarmes m’ont réveillé à 4h15, explique-t-il au quotidien. J’étais sous le choc."

Florence, elle, se réveille plus tard dans la matinée.

Les recherches s'accélèrent très vite.

"Les gendarmes sont entrés chez nous dimanche après-midi. Ils ont cherché dans toutes les pièces", continue Florence. Elle n’est pas la seule à être interrogée."Deux gendarmes sont passés lundi, ils ont posé des questions à tout le monde", explique Gilles, un résident du centre-ville.

Les forces de l'ordre entendent au total 250 personnes : les 180 invités du mariage et les 70 participants à deux autres fêtes qui se déroulaient le même soir.

"Ils sont venus dimanche", complète Hocine, le patron du bar Le Rendez-vous.

Autre lieu scruté : une salle paroissiale à 300 mètres du lieu du mariage, qui accueillait "des jeunes ce soir-là", d’après Gilles.

Depuis ce mariage, des dizaines de gendarmes parcourent tous les jours les rues de Pont-de-Beauvoisin.

Pour eux, les journées se ressemblent.

Le matin, les nombreuses camionnettes bleu foncé et autres véhicules de la gendarmerie franchissent le portail automatique de la salle des fêtes.

Commencent alors les fouilles.

Les effectifs passent et repassent au peigne fin les bois et la rivière, à proximité de la salle des fêtes.

"Il suffit qu’on ait quelqu’un qui soit chanceux, qui décide de soulever cette pierre plutôt qu’une autre", espère le capitaine Cédric Sommen, qui dirige les membres de l'escadron de Maisons-Alfort (Val-de-Marne) venus aider dans les recherches.

1ER SEPTEMBRE 2017

Un deuxième homme, âgé de 34 ans, a été placé en garde à vue vendredi 1er septembre, dans l’affaire de la disparition de Maëlys, 9 ans, à Pont-de-Beauvoisin (Isère).

Selon la procureure de la République de Bourgoin-Jallieu, Dietlind Baudoin, la garde à vue vise à « confronter les déclarations de ces deux individus », qui se connaissent.

La garde à vue d’un premier homme interpellé plus tôt, également âgé de 34 ans, a été prolongée de vingt-quatre heures.

L’interrogatoire du suspect par les gendarmes chargés de l’enquête ouverte pour enlèvement, qui avait débuté jeudi matin, peut durer jusqu’à samedi, selon une source proche du dossier.

Me Bernard Méraud, avocat du premier des deux suspects, a dit en début de soirée que son client était, « pour l’instant, toujours en garde à vue jusqu’à demain matin » et qu’il niait avoir participé à l’enlèvement.

Me Méraud n’a « aucune information ni sur l’identité de la deuxième personne, ni sur les raisons pour lesquelles cette personne a été placée en garde à vue ».

Vendredi, les recherches avaient repris « avec un dispositif allégé et sur un périmètre élargi », selon le commandant de la compagnie de La-Tour-du-Pin, Jean Pertué.

Pour samedi, ce sont neuf cents personnes qui se sont inscrites par Facebook pour participer à une « battue citoyenne » à Pont-de-Beauvoisin afin de retrouver Maëlys de Araujo, 9 ans, vue pour la dernière fois dimanche vers 3 heures, alors qu’elle était à un mariage dans la salle des fêtes de la commune, avec ses parents et d’autres membres de sa famille.

Les enquêteurs s'intéressent aux allées et venues qu'ont fait les deux hommes pendant la soirée et aux échanges que l'un d'eux aurait eu avec la petite Maëlys.

"Il ne reconnaît pas avoir eu un comportement particulièrement proche de la petite ce soir-là. Il reconnaît avoir pu la croiser et avoir échangé un mot avec elle", déclare maître Bernard Mereaud, l'avocat d'un des gardés à vue.

Les recherches se poursuivent.

Elles ont été allégées et se concentrent notamment sur les points d'eau. Maëlys, 9 ans, a disparu dans la nuit de samedi à dimanche dernier.

Dans l'enquête sur la disparition de Maëlys, on apprend que le premier suspect placé en garde à vue avait nettoyé sa voiture le lendemain du mariage.

L'homme, âgé de 34 ans, l'a reconnu et a expliqué qu'il avait prévu de la vendre le surlendemain.

Les gendarmes tentent de vérifier si c'est exact.

Des prélèvements ont été effectués dans son véhicule et sont en cours d'analyse.

Connu pour des infractions de droit commun touchant notamment aux stupéfiants, le suspect a expliqué avoir pu échanger quelques ballons avec les enfants présents au mariage, mais pas de contact particulier avec la petite fille âgée de 9 ans.

Les enquêteurs chercheraient également à en savoir plus sur un téléphone portable dont il aurait caché la possession aux enquêteurs et qu'il aurait coupé durant la disparition de Maëlys

Cela fait maintenant six jours que la fillette reste introuvable.

DES CENTAINES D'ANONYMES RATISSENT LES BOIS A LA RECHERCHE D'INDICES

Près de 1 200 bénévoles sont mobilisés pour retrouver la fillette de 9 ans, disparue il y a une semaine lors d’un mariage en Isère.

Plusieurs centaines d’anonymes ont ratissé samedi les environs boisés de Pont-de-Beauvoisin (Isère) à la recherche d’un indice pouvant faire progresser l’enquête sur la mystérieuse disparition de Maëlys, 9 ans, introuvable depuis une semaine.

Près de 400 bénévoles étaient rassemblés dès 08h sur un parking jouxtant le lycée de la commune et son gymnase, situés à quelques encablures de la salle des fêtes où la fillette a été aperçue pour la dernière fois.

Habitants de Pont-de-Beauvoisin, proches de la petite fille ou simple anonymes venus de loin par solidarité, tous ont suivi les conseils prodigués par les gendarmes encadrant cette "battue citoyenne" d’initiative privée, menée sous une pluie battante après un appel lancé sur les réseaux sociaux.

Encore un espoir Divisés en groupes devant se relayer toute la journée sur une trentaine de zones, ces bénévoles habillés de gilets jaunes se sont éparpillés les uns après les autres, certains munis de bâtons.

Direction, les bois alentours. Parmi eux, des proches de Maëlys. "Nous sommes là pour elle, pour la retrouver.

Cet engouement citoyen apporte quelque chose d’extrêmement bénéfique à sa famille.

Nous avons encore tous l’espoir de la retrouver saine et sauve", confie une proche, les yeux rougis par l’émotion.

Devant l’ampleur de la mobilisation – 1 200 personnes étaient attendues -, les organisateurs ont contacté la gendarmerie, qui a envoyé une quinzaine d’hommes pour encadrer les bénévoles.

Cinq lignes téléphoniques ont été également été mises en place pour recueillir leurs témoignages.

Il est 09H30 et, sur le parking, les gendarmes détaillent à la seconde vague sur le départ le protocole à suivre en cas de découverte. Ils espèrent ainsi que cette gigantesque fouille pourra s’opérer "avec le plus grand discernement" et ne viendra pas polluer l’enquête.

"Si vous trouvez quelque chose, bouclez la zone explorée. Prenez une photo et appelez la gendarmerie. Le moindre emballage n’est pas forcément un indice", rappelle Jean Pertué, commandant de la compagnie de La Tour-du-Pin. Il souligne que l’ensemble des zones explorées l’ont déjà été plusieurs fois par ses hommes.

Tout juste arrivés de l’Allier, Frédéric et son épouse Marion, 34 ans, tentent de s’orienter sur la carte distribuée aux bénévoles. Ils doivent rejoindre le groupe chargé de ratisser le "secteur 4", une zone boisée située à l’est du lieu de rassemblement.

Pour le couple, boucler les 250 kilomètres qui séparent son domicile et Pont-de-Beauvoisin a sonné comme une évidence.

"C’est tellement horrible… On ne pouvait pas rester indifférents. Nous sommes venus pour la famille, qui doit se trouver dans une souffrance ignoble", explique Frédéric.

10H30. La centrale d’appel de la gendarmerie est saturée d’appels de bénévoles qui alertent les gendarmes sur "tout et n’importe quoi, pour un mégot de cigarette ou une bouteille vide".

"Beaucoup de médiums appellent aussi. Cela contribue à parasiter le standard téléphonique", confie Nour-Eddine Ghaoui, l’un des organisateurs.

Sur le parking, des bénévoles reviennent par vagues, à pied ou au volant de leur véhicule, puis sont réorientés vers d’autres secteurs à éplucher.

Chaussures et pantalons souillés de boue, Serge, 51 ans, revient tout juste d’une zone cernée de rivières. Entouré de quarante autres bénévoles, il a quadrillé cette zone marécageuse, en vain.

"On s’est organisés entre nous. Je ne crois pas qu’on trouvera quoi que ce soit car ces zones ont déjà été arpentées par les gendarmes", déplore-t-il.

Devant ce constat, certains bénévoles ont même lancé des initiatives individuelles.

Casquettes sur la tête, Thierry et Fabien, deux amis de 52 et 40 ans habitant Pont-de-Beauvoisin et sa région ont déjà quadrillé deux zones, où ils n’ont "croisé que quelques bouteilles". Ils projettent désormais d’aller en "zone 27" pour inspecter une forêt de plusieurs hectares jusqu’à ce que soit mis un terme aux recherches.

Elles doivent s’achever ce samedi à 20H30, à la tombée de la nuit, affirment les gendarmes.

4 SEPTEMBRE 2017

L'un des ex gardés à vue mis en examen, de l'ADN de la fillette retrouvé dans sa voiture.

L’un des deux anciens gardés à vue dans l’affaire de la disparition de la petite Maëlys a été mis en examen dimanche pour enlèvement et placé en détention provisoire, a annoncé le Parquet de Grenoble.

Cette personne a été mise en examen pour « chef d’arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire de mineur de 15 ans » à la suite de « résultats de la police technique et scientifique », a précisé le Parquet dans un communiqué publié dans la nuit de dimanche à lundi.

La première personne mise en garde à vue jeudi Le Parquet précise qu’il s’agit d’un homme de 34 ans présent au mariage au cours duquel Maëlys, 9 ans, avait disparu dans la nuit du samedi du 26 au dimanche 27 août.

Il s’agit par conséquent de toute évidence de la première personne mise en garde à vue jeudi et qui avait été relâchée vendredi, avec une autre personne.

« Présenté aux juges d’instruction en fin d’après-midi, il a contesté avoir commis les faits. Confronté aux témoignages, constatations et résultats scientifiques, il a persisté dans ses dénégations et apporté ses explications », poursuit le communiqué du Parquet. « Celles-ci n’ont pas convaincu les juges d’instruction qui ont décidé de le mettre en examen », ajoute le texte. « Après débat entre le parquet et la défense », l’homme a été placé « en détention provisoire », conclut le communiqué.

De l'ADN retrouvé dans la voiture, que le suspect avait nettoyée Le Parquet indique de même que les résultats de la police technique et scientifique ont été obtenus ces dernières heures, depuis que l'homme avait été relâché de sa garde à vue.

Ces résultats ont conduit les autorités à l'interpeller de nouveau.

Selon une source proche de l'enquête, confirmant une information de M6, la police technique et scientifique a retrouvé de l'ADN sur un des scellés.

Selon la chaîne, il s'agit de la voiture de la personne qui vient d'être incarcérée.

Les enquêteurs tentent de déterminer si la fillette était présente dans le véhicule.

Cette voiture retenait l'attention des enquêteurs. Son propriétaire l'avait lavée après le mariage pour, expliquait-il, la vendre.

Ces développements interviennent alors que l'enquête paraissait s'installer dans la durée après une semaine de recherches intensives par les autorités.

Une trace d'ADN de Maëlys a été retrouvée sur le tableau de bord de l'Audi du suspect de 34 ans qui a été mis en examen et écroué dimanche soir dans le cadre de l'enlèvement de la petite Maëlys, 9 ans, pour « enlèvement et séquestration d’un mineur de 15 ans ».

Il reconnaît que Maëlys est montée dans sa voiture, où les enquêteurs ont identifié l’ADN de l’enfant, mais il nie toujours l’avoir enlevée : une semaine après la disparition de la fillette de 9 ans en Isère, toujours introuvable, l’étau se resserre sur le suspect écroué depuis dimanche soir.

"La fillette et un petit garçon se sont approchés de son véhicule, près duquel il était en train de fumer une cigarette. Comme il avait été question de ses chiens au cours de la soirée, les deux enfants lui ont demandé de voir s’ils étaient dans la voiture", affirme l’avocat.

"Il a ouvert la porte avant passager et baissé le siège. Les enfants sont montés sur la banquette arrière, ont regardé si les chiens n’étaient pas dans le coffre. Puis il sont ressortis et tout le monde est rentré à nouveau dans la salle des fêtes".

Des témoins l’ont vu également parler avec Maëlys et il a reconnu avoir eu des contacts " plus particuliers que d’autres "  personnes, au cours de cette soirée, avec l’enfant", aux dires de Me Méraud, qui n’a pas développé.

GRIFFURES SUR LES BRAS

"Il a expliqué avoir effectué un aller-retour jusqu'à son domicile au cours de la nuit, ce que confirme sa famille, pour changer uniquement son short qu'il avait taché de vin", explique l'avocat du suspect au Dauphiné libéré.

Cependant, ce short n'a pas été retrouvé par les enquêteurs.

L'homme présentait également des traces de griffures sur les bras, mais il explique se les être faites en jardinant.

Autre élément troublant, il avait caché dans un premier temps l’existence d’un second téléphone portable. Et puis il y a certaines explications données aux enquêteurs lors de sa garde à vue qui posent questions : la présence d’égratignures sur ses bras, et le fait qu’il se soit absenté pendant les festivités.

Le trentenaire avait été interpellé jeudi matin à son domicile de Domessin, juste à côté du lieu du mariage, puis remis en liberté vendredi soir. Il avait été interpellé avec une deuxième personne, relâchée elle-aussi.

Les enquêteurs poursuivent leurs recherches, mais de manière plus ciblée. Certains citoyens continuent aussi de ratisser le village et les alentours, dans l’espoir de retrouver la petite fille.

Les parents de Maëlys 9 ans, disparue depuis neuf jours en Isère, vont se constituaient partie civile.

La famille précise que le père de la fillette n'a pas eu le moindre lien avec le suspect mis en examen dans cette affaire. ans le cadre de l'information judicaire actuellement en cours du chef d'enlèvement et séquestration ou détention arbitraire de mineur de quinze ans, les deux parents de Maëlys se constituent partie civile devant le Tribunal de grande instance de Grenoble", a indiqué un communiqué publié ce mardi 5 septembre par leur avocat, Me Fabien Rajon.

Les parents annoncent enfin qu'ils "ne feront aucun commentaire dans la presse, dans l'immédiat", en raison de "l'importance cruciale des investigations en cours" et appellent "au respect du secret de l'instruction".

 RESPECT ET SECRET DE L'INSTRUCTION ET REMERCIEMENTS DE LA FAMILLE DE MAELYS.

« La famille de Maëlys appelle au respect du secret de l’instruction dans cette affaire et entend protéger strictement l’intimité et la vie privée de son foyer. Compte tenu de l’importance cruciale des investigations en cours, qu’il convient de ne pas gêner, les parents de Maëlys ne feront aucun commentaire dans la presse, dans l’immédiat. Les parents de Maëlys souhaitent toutefois préciser, en réponse à des informations récemment diffusées, qu’aucun lien proche ou lointain n’a existé ou n’existe entre le père de Maëlys et l’actuel mis en examen écroué dans cette affaire. Les parents de Maëlys remercient les personnes qui se sont portées volontaires afin de rechercher leur fillette disparue et tous ceux qui les soutiennent dans cette épreuve. Ils encouragent toute personne susceptible de détenir une information utile à se rapprocher sans tarder des services de l’enquête. »

Des perquisitions au domicile du suspect

Ce mardi, les gendarmes ont recherché de nouveaux indices dans le pavillon où le suspect de 34 ans, mis en examen et écroué depuis dimanche, vit avec ses parents.

Ces opérations ont été effectuées par les enquêteurs et des experts de la gendarmerie, en présence du suspect et des deux juges d'instruction.

L’enquête sur la disparition de la petite Maëlys s’accélère.

Une perquisition est actuellement menée par la police scientifique et technique à Domessin (Savoie) au domicile des parents du suspect, là où l’homme de 34 ans réside.

Elle est effectuée en sa présence puisque le détenu a été extrait de sa cellule.

Deux juges d’instruction sont également sur place.

Selon LCI, les policiers veulent procéder à des « vérifications » et effectuer des « prélèvements » qui pourraient les aider à percer le mystère qui entoure l’affaire.

Ils chercheraient à l'aide d'un révélateur, d'éventuelles traces de sang aussi bien dans la demeure, que dans le jardin, précise Le Dauphiné Libéré.

Des tractopelles ont également été amenés sur le site pour effectuer des fouilles sur le terrain attenant à la maison familiale.

La fillette, âgée de 9 ans, a disparu dans la nuit du 26 au 27 août alors qu’elle assistait à un mariage. L’un des participants, âgé de 34 ans, invité à la dernière minute pour le vin d’honneur et le gâteau, a été écroué dimanche soir et mis en examen.

Un short introuvable.

Les enquêteurs recherchent toujours activement le short qu’il portait le soir du drame.

L’homme, qui s’était absenté pendant la soirée, avait précisé qu’il s’était taché et qu’il était rentré chez ses parents afin de changer de vêtements. Une absence qui pourrait coïncider avec la plage horaire durant laquelle l’enfant a disparu.

Comme dans toutes les disparitions d'enfant, les enquêteurs ont entamé une course contre la montre pour retrouver Maëlys.

La priorité est de vérifier le parcours du suspect.

A chaque jour qui passe, l'inquiétude s'amplifie. Maëlys a disparu depuis plus d'une semaine.

Comme pour toutes les affaires de disparition d'enfant, policiers et gendarmes ont entamé une course contre la montre.

D'autant que les enquêtes de disparition d'enfant son extrêmement complexes.

"Il n'y a pas de corps, pas de scène de crime et pas d'éléments matériels pouvant être exploités par la police technique et scientifique", explique à L'Express le patron de l'Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) Philippe Guichard.

"Le temps joue contre les enquêteurs"

Au départ, les enquêteurs n'ont aucune idée de ce qu'il s'est passé.

"Quand l'enfant se volatilise, les policiers sont souvent dans le flou, ils partent tous azimuts, ils ne connaissent pas le déroulé des faits, est-ce qu'il s'agit d'un accident, d'un crime? Le premier travail est de donc de trouver des témoignages pour orienter l'enquête", ajoute Philippe Guichard pour qui "les 48 premières heures sont décisives".

"Le temps joue contre les enquêteurs, et ils le savent", abonde auprès de L'Express un enquêteur habitué à travailler sur des dossiers de ce type. Dans une affaire criminelle où le corps de la victime est retrouvé, les enquêteurs auraient sans doute attendu d'avoir des preuves irréfutables avant d'interpeller un suspect. Objectif: le confronter aux éléments, sans qu'il puisse nier. "

Les enquêteurs espèrent toujours faire craquer un suspect, en garde-à-vue ou lors d'un interrogatoire, explique l'enquêteur. Encore faut-il retrouver le prédateur, ce qui est rare dans les disparitions d'enfant.

Mais pour les policiers et les gendarmes, la priorité est d'abord de retrouver Maëlys vivante.

Pas le temps de vérifier précisément toutes les dires du suspect, d'attendre les résultats de l'intégralité des analyses scientifiques ou d'obtenir des preuves indiscutables. Il faut interpeller et interroger, encore et encore.

Nordhal L., placé en garde à vue dès jeudi du fait d'incohérences et d'inexactitudes dans ses premières déclarations, a ainsi été libéré le lendemain.

Ce n'est que dimanche, après les conclusions de l'expertise de son véhicule, qu'il a été écroué et mis en examen.

  5 SEPTEMBRE 2017 - Perquisition terminée chez Nordhal L, le principal suspect.

Près de huit heures durant, les gendarmes ont exploré chaque mètre carré de la bâtisse, du jardin.

Cette perquisition, menée en présence du suspect, est la deuxième conduite par les enquêteurs de la SR de Grenoble (Isère).

Les enquêteurs étaient une nouvelle fois à la recherche du short que le suspect dit avoir tâché avec du vin.

Il n’a cessé de préciser qu’il avait décidé de le changer en effectuant un rapide aller-retour à son domicile, distant de quelques kilomètres seulement de la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin (Isère) où la fillette a disparu.

Un aller-retour dans le créneau horaire de la disparition.

Questionné durant sa garde à vue, cet ex-militaire, qui nie toute implication dans l’affaire, avait alors rétorqué que, parce qu’il était trop vieux, trop souillé, il avait préféré le jeter.

« C’est arrivé à chacun de nous de renverser un verre lors d’un mariage, ce n’est pas pour autant qu’on quitte la fête, simplement pour se changer », lâche, perplexe, une source proche de l’enquête.

LES ENQUETEURS RECHERCHENT DES TRACES DE SANG.

Les gendarmes ont investi la maison du suspect en fin de matinée pour mener de nouvelles investigations scientifiques qui devraient durer plusieurs heures.

Des prélèvements devraient être faits dans la maison ainsi qu'à l'extérieur du domicile.

Selon les informations du Dauphiné Libéré, "il s'agirait notamment pour les enquêteurs de découvrir d'éventuelles traces de sang, tant dans la maison que dans la jardin, par l'utilisation d'un révélateur".

Une opération de grande ampleur menée par la police technique et scientifique est actuellement menée au domicile du suspect.

Les enquêteurs ont choisi de déployer de très importants moyens pour procéder aux perquisitions et aux fouilles.

Des chiens de la gendarmerie sont sur place.

Des tractopelles ont été amenés pour "sonder le terrain attenant au domicile" de l'homme mis en examen, rapporte Le Parisien, qui précise que les juges d'instruction en charge de l'affaire Maëlys sont également sur les lieux.

La mission des experts de la gendarmerie était également de détecter d’éventuelles traces de sang.

« De la fillette, mais également du suspect, comme sur les framboisiers qu’il dit avoir taillés afin de justifier les deux griffures qu’il présente à un genou et à un bras », précise une autre source proche du dossier.

La mère dus suspect avait précisé que son fils ne jardinait pas.

LE LUMINOL, UN REVELATEUR PUISSANT.

Les gendarmes disposent d’un moyen quasi infaillible : le luminol.

Ce révélateur est régulièrement employé pour détecter de faibles traces de sang laissées sur les scènes de crime.

Seules des analyses permettront ensuite d’établir la provenance de ces éventuelles traces.

D’autres prélèvements, de différentes natures, ont également été effectués.

Les premiers résultats sont attendus dans les jours à venir.

Alors qu’un interrogatoire de N.L. devrait intervenir à la suite de ces résultats

DE NOUVELLES RECHERCHES POUR SONDER LES LACS.

De nouvelles recherches pourraient être rapidement entreprises, notamment pour sonder les eaux du lac d’Aiguebelette, où l’ex-militaire se rendait régulièrement, mais également celui de Paladru, qu’il connaît parfaitement.

Pour ces recherches aquatiques, les gendarmes pourraient avoir recours au sonar ultra-performant des autorités helvètes.

« Cruelle », « insoutenable », ce sont les termes employés par des proches de la famille, pour qualifier leur souffrance de ne pas savoir.

Les recherches effectuées dans la région pour retrouver Maëlys n'ont toujours rien donné.

D'importants effectifs seront encore mobilisés demain pour poursuivre les recherches.

A L'ECOLE DE MIGNOVILLARD, MAELYS MANQUE A L'APPEL (Source la Dépêche)

Maëlys, 8 ans, bientôt 9, était attendue en classe de CM1.

Ses petits camarades ont commencé sans elle.

Dès 9 heures, un accueil particulier leur a été réservé.

Des psychologues ont fait le déplacement à Mignovillard. Mais les parents des quelque 120 élèves de l'école primaire ne semblaient pas avoir été prévenus de la mise en place d'une cellule psychologique.

«Ce sont surtout nos enfants qui nous raconteront comment cette rentrée s'est passée, explique Caroline Rimaud, mère de famille. On sait qu'ils ont commencé la journée en petits groupes.»

«On n'a pas eu d'info de la part de l'école, ni de la mairie concernant le premier jour d'école, ajoute cette mère d'un enfant de sept ans qui habite le village. On savait que Maëlys ne serait pas là mais on a été surpris de voir ce matin le maire attendre les enfants et leurs parents sur le trottoir.»

Passablement agacé par la présence de journalistes dans la commune depuis lundi dernier, Florent Serrette avait prévenu : les journalistes seraient tenus à distance de l'entrée de l'école.

Par souci de maintien de l'ordre public, un arrêté municipal a été pris pour limiter les allées et venues le long de l'école.

UNE CELLULE DE SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE INSTALLEE DANS L'ECOLE DE MAELYS.

Une cellule de soutien psychologique a été mise en place dans l'école de Mignovillard (Jura) où la fillette devait faire sa rentrée.

Muriel Salmona, psychiatre et présidente de l'association Mémoire traumatique et victimologie, a répondu aux questions de Franceinfo.

Il est important d'aborder la disparition de leur camarade d'école avec les enfants.

"A 9 ans, les enfants ont forcément entendu parler de l'affaire, à la télévision ou par le biais de leurs parents. Par ailleurs, à cet âge, ils ont déjà été confrontés à des films, des jeux, des lectures où la violence et la mort sont présentes. Le rôle de la cellule de soutien psychologique est de libérer leur parole, de répondre à leurs questions et leur dire que leurs angoisses sont totalement normales. Le but est qu'ils ne restent pas avec des idées inquiétantes, car à cet âge, ils ont beaucoup d'imagination. Il faut verbaliser ce qui leur passe par la tête, leurs peurs...", a-t-elle expliqué.

Difficile tout de même de faire comme si cette rentrée scolaire était ordinaire.

«On n'en parle pas trop devant les enfants, explique Gilberte Vuillermot, une habitante de la commune, même si les plus grands comprennent ce qu'il se passe. Ma petite fille connaît Maëlys. Ne pas la voir à l'école ce matin c'est terrible pour elle, pour nous aussi.»

On ne fait que penser à la famille, aux parents et à la sœur de Maëlys, ajoute Martine Hutinet. On tente d'expliquer à nos enfants ce qui a pu se passer.

Eux nous demandent : Pourquoi Maëlys est montée dans la voiture ?

Apporter une réponse à cette question demeure quasi mission impossible.

En attendant, la mise en examen et l'incarcération du propriétaire d'une voiture dans laquelle a été retrouvé l'ADN de la fillette ne rassurent personne.

Mignovillard, ses écoliers et leurs parents, vivent dans l'angoisse de voir les recherches entamées la semaine dernière en Isère s'achever par une issue tragique.

  6 SEPTEMBRE 2017

LE LAC D'AIGUEBELETTE SONDE PAR LES ENQUETEURS.

Les enquêteurs se sont concentrés sur les lacs d'Aiguebelette et du Guiers, situés à quelques kilomètres de Pont-de-Beauvoisin.

Dans l'après-midi, les recherches se sont poursuivies dans les gorges de Chailles, un canyon parcouru par le Guiers, près de la commune de Saint-Béron, avec l'aide de membres du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) qui ont exploré ses pentes en rappel.

Ils ont notamment inspecté un canyon parcouru par le Guiers, près de la commune de Saint-Béron, à quelques kilomètres au sud de la commune du Pont-de-Beauvoisin, où avait lieu le mariage au cours duquel Maëlys a disparu il y a dix jours.

Cette mobilisation d'ampleur vient compléter l'important dispositif mis en place par la gendarmerie depuis dix jours, avec des battues sur la zone de disparition et des fouilles de plans d'eau.

Les plongeurs ont repris l’exploration des gorges de Chailles, en Savoie, ce matin.

Cette "exploration a débuté hier après-midi". La zone, particulièrement escarpée, est difficile d'accès.

Des moyens supplémentaires ont donc été mobilisés pour tenter de retrouver la fillette.

Un hélicoptère de la gendarmerie permet l’hélitreuillage des plongeurs.

Il passait beaucoup de temps dans un "cabanon" près du lac.

L'homme mis en examen, soupçonné d'être à l'origine de la disparition de Maëlys, se rendait "presque tous les jours" au bord du lac d'Aiguebelette, sondé aujourd'hui par les enquêteurs.

Le Dauphiné Libéré nous apprend aujourd'hui que, selon ses informations, Nordahl L. "passait son temps dans un 'cabanon' implanté sur une parcelle donnant sur le lac".

Par ailleurs, sa famille possède un petit bateau, qui permet de circuler sur les lacs de la région.

6 plongeurs viennent d'arriver au lac d'Aiguebelette.

Ce sont des plongeurs de Valence et d'Aix-les-Bains qui sont mobilisés en renfort dans le nord de l'Isère et le sud de la Savoie (les zones de recherches aux alentours du Pont-de-Beauvoisin), précise France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.

Après avoir sondé le lac d'Aiguebelette, les gendarmes "réorientent actuellement leurs recherches"

On ignore pour le moment si les recherches sont terminées dans le lac d'Aiguebelette.

Ce matin, un gendarme expliquaient au Dauphiné Libéré qu'"en raison de la surface du lac et de sa profondeur, 70 mètres", "ces recherches seront longues".

Les plongeurs vont, cette fois-ci, se concentrer à nouveau sur la rivière le Guiers.

Le cours d'eau a déjà été sondé à plusieurs reprises, et ce dès le lendemain de la disparition de la fillette.

Le cours d'eau sondé est le "Guiers vif", un affluent du Guiers.

La rivière sert de "frontière naturelle" aux départements de l'Isère et de la Savoie.

La salle des fêtes où avait lieu le mariage auquel participait Maelys est située à quelques centaines de mètres du cours d'eau.

LES ENQUETEURS RECHERCHENT TOUJOURS LE SHORT DU SUSPECT.

Où est passé le short, que le suspect portait lors du mariage avant qu'il décide de se changer ?

Le suspect a indiqué aux enquêteurs qu'il était tâché de vin et qu'il l'avait jeté dans une poubelle sur la voie publique.

Cependant, le vêtement reste introuvable.

Selon ses propos, il aurait "pensé que ce n'était pas utile de le laver".

Si le jeune homme de 34 ans continue de clamer son innocence dans la disparition de la fillette, plusieurs éléments viennent mettre en doute ses affirmations.

Dimanche 3 septembre, des traces d'ADN ont été retrouvées sur le siège arrière de son véhicule et des griffures ont été retrouvées sur le bras et le genou du suspect.

Le suspect a lavé le coffre de sa voiture avec un produit pour les jantes

LE SUSPECT A LAVE SOIGNEUSEMENT LE COFFRE DE SA VOITURE AVEC DU PRODUIT POUR LES JANTES.

Parmi les éléments troublants de l'enquête qui vise Nordhal L. comme étant le premier suspect de l'enlèvement de Maëlys, les traces ADN retrouvées sur le tableau de bord du véhicule du suspect.

Or, le jeune homme a lavé sa voiture dès le lendemain du soir de la disparition.

Selon le Dauphiné Libéré, il aurait "nettoyé" le coffre de sa voiture avec un produit qui sert normalement à laver les jantes.

"Un produit qui a la particularité d'être particulièrement efficace pour faire disparaître tout type de salissures et qui, surtout, tromperait l’odorat des chiens", selon le quotidien.

CAMERAS DE SURVEILLANCE.

Les enquêteurs veulent retracer le parcours de la voiture du suspect grâce à la vidéo-surveillance et tentent d'exploiter les images de caméras et de vidéo-protection.

"Il s’agit de tenter de retracer le parcours de l’Audi A3 du mis en cause. Il s’agit d’un travail de fourmi. Il faut tout d’abord recenser les caméras dans un périmètre établi. Il dit s’être absenté une heure environ.

En une heure de temps, il a pu en avaler des kilomètres", précise une source proche du dossier.

Cette source confie également qu’il n’est pas formellement établi que le trentenaire, mis en examen pour enlèvement et séquestration, était au volant uniquement de son Audi A3 durant ce fameux aller-retour pour changer son short tâché.

Depuis dimanche 27 août, les environs de la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin ont été passés au peigne fin.

Un hélicoptère, six maîtres-chiens, ainsi qu'une centaine de gendarmes ont fouillé les résidences, les espaces boisés, la forêt.

Des plongeurs ont sondé la rivière du Guiers, non loin du lieu de la disparition, et des spéléologues sont même allés inspecter des cavités dans les environs. Des renforts sont arrivés mercredi 30 et jeudi 31 août pour intensifier les recherches.

Un drone a été utilisé pour cartographier la zone.

Plusieurs appels téléphoniques ont déjà été analysés par les enquêteurs, mais ils n'ont pas permis de mettre un terme à cette disparition inquiétante.

Depuis vendredi 1er septembre, le dispositif de recherches a été allégé, mais dans un périmètre plus large. Les fouilles se poursuivent dans les étangs de la zone de recherche.

Le parquet de Grenoble a ouvert samedi 2 septembre une information judiciaire et saisit deux juges d’instruction.

Ce changement de cadre judiciaire permet aux enquêteurs de disposer de nouveaux moyens pour leurs investigations.

les enquêteurs ne se contentent pas de fouiller le terrain, en Isère et en Savoie pour tenter de retrouver la petite Maëlys.

Les images de plusieurs caméras de vidéo surveillance sont aussi décortiquées pour tenter de retracer le parcours du principal suspect dans la nuit de la disparition, quand il s'est absenté du mariage et est monté à bord de son Audi A3, pour, selon ses dires, aller se changer après avoir tâché son short blanc avec du vin. "Un travail de fourmi", confie un gendarme au Dauphiné, puisqu'il "faut tout d’abord recenser les caméras dans un périmètre établi".

Le suspect affirme avoir quitté le mariage pendant une heure environ. "En une heure de temps, il a pu en avaler des kilomètres", précise une "source proche du dossier" au journal local. Nordahl L. a aussi pu changer de véhicule pendant son périple...

NORDHAL LELANDAIS - QUI EST LE PRINCIPAL SUSPECT ? PROFIL

NORDHAL L A DEJA ETE CONDAMNE A UN AN DE PRISON FERME EN AVRIL 2009 POUR L'INCENDIE DU RESTAURANT "LA PLAGE" A PALADRU EN ISERE, QU'IL AURAIT COMMIS AVEC DEUX AMIS  EN OCTOBRE 2008.

On en sait encore un peu plus, sur le profil de Nordahl L., mis en examen et écroué depuis dimanche pour "enlèvement et séquestration".

Selon Le Parisien, Nordhal a arrêté ses études avant le Bac et a intégré l'armée pendant cinq ans au sein d'une équipe cynophile.

En 2010, Nordahl s'est installé en tant qu'éducateur canin, mais son activité n'a pas marché.

"Il a toujours travaillé, précise sa mère. Dans différents domaines. C’est un touche-à-tout. Ces derniers temps, il était en arrêt maladie. Il s’était fait mal au dos", a raconté sa mère au quotidien.

Le suspect était également passionné d'arts martiaux et commentait les résultats des clubs locaux sur un compte Facebook.

Il s'était fait connaître de la justice à cause d'usages de stupéfiants et dans une affaire d'incendie.

"Celui d'un restaurant, dont il n'était pas directement à l'origine", a vaguement précisé sa mère au journal. Les habitants de la commune sont quant à eux surpris, car selon plusieurs témoignages du voisinage, Nordhal était connu comme étant "un petit garçon tranquille".

France Bleu Isère a mis en ligne plusieurs clichés de l'homme de 34 ans.

Les images ont été récupérées sur son compte Facebook : on le voit souvent entouré de chiens, pour qui il aurait développé une passion et entrepris des activités professionnelles.

TOUT L'ACCUSE.

"Tout l'accuse", admet une amie proche du suspect de l'affaire Maëlys.

Le Parisien est allé interrogée la meilleure amie de Nordahl L, qui n'a pas souhaité que son nom soit publié.

Selon elle, "Nono" - le surnom qu'elle donne à son ami - "n'a pas pu faire ça".

La jeune connaît le suspect depuis 10 ans, elle est convaincue que l'homme soupçonné d'être à l'origine de la disparition de Maëlys n'a pas pu enlever une fillette.

Lorsque Le Parisien évoque l'ensemble des éléments troublants qui l'ont conduit à la mise à l'examen - l'ADN de Maëlys dans sa voiture, ses déplacements obscures, le nettoyage de la voiture... - le quotidien écrit que ses "certitudes vacillent" :

9 SEPTEMBRE 2017 - LE SECOND ENFANT EVOQUE PAR LE SUSPECT N'EXISTE PAS.

lNordahl L., l'homme mis en examen pour enlèvement, suspecté d'être à l'origine de la disparition de Maëlys, à Pont-de-Beauvoisin, aurait menti et inventé la scène où la fillette est montée dans sa voiture.

Nordahl L., principal suspect dans l'affaire de la disparition de Maëlys de Araujo, 9 ans, lors d'un mariage à Pont-de-Beauvoisin le 27 août, multiplie les incohérences voire les mensonges dans ses explications sur son emploi du temps.

Les enquêteurs auraient déjà établi qu'il s'est absenté lors du mariage pendant environ une heure, que la petite Maëlys est montée dans sa voiture, une Audi A3 qu'il a minutieusement nettoyée le lendemain.

UN ENFANT IMAGINAIRE.

Après avoir nié puis reconnu plusieurs de ces faits, le suspect aurait été confondu au sujet d'un nouveau mensonge ce vendredi : alors qu'il affirmait que Maëlys était montée un instant dans sa voiture avec un autre petit garçon, les vérifications démontreraient que cet autre enfant "n'existe pas".

Pendant ce temps, les recherches s'intensifient en Isère et en Savoie pour retrouver une trace de Maelys.

L'enquête a connu un rebondissement majeur ce vendredi 8 Septembre 2017.

Le principal suspect dans l'affaire aurait menti en affirmant que Maëlys était montée dans son véhicule avec un autre enfant en marge du mariage lors duquel elle a disparu.

Interrogé sur le déroulé de sa soirée, le suspect avait indiqué la présence d'un «enfant blondinet» qui serait monté dans sa voiture avec Maëlys.

Sauf qu'aucun enfant présent au mariage ne corrobore ses dires.

«Le suspect a donc fait monter Maëlys seule dans sa voiture. Mais elle n'en est probablement jamais ressortie sur le parking de la salle des fêtes du mariage où était garée l'Audi», explique une source proche du dossier.

PURE INVENTION

L'enfant en question n’existe pas.

Les enquêteurs, qui ont voulu vérifier les dires du suspect, n’en ont pas trouvé trace.

Aucun des bambins présents à la noce, n’avait évoqué spontanément cet épisode.

Selon une source proche du dossier, interrogée par le quotidien, il s’agirait donc d’une pure invention.

« Le suspect a donc fait monter Maëlys seule dans sa voiture. Mais elle n’en est probablement jamais ressortie », conclut-elle.

Jeudi, ils ont entendu un enfant pouvant correspondre à cette description, mais il s'est avéré que ça n'était pas lui qui serait prétendument venu voir les chiens du suspect dans son véhicule.

Ce fait fragilise encore la version de Nordahl L., alors que le short qu'il portait la nuit de la disparition de l'enfant n'a toujours pas été retrouvé.

UNE FAMILLE DIGNE ET HUMBLE.

Quinze jours après la disparition de Maëlys, 9 ans, l’avocat de ses parents évoque leur insoutenable attente mais aussi le comportement étrange du principal suspect durant le mariage.

Maître Fabien Rajon est l’avocat des parents de la petite Maëlys, 9 ans, disparue depuis quinze jours lors d’un mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère).

SON " COPAIN ", son " TONTON ", VOICI COMMENT LA FILLETTE AURAIT DESIGNE LE SUSPECT PENDANT LA SOIREE.

" ON A D'AMPLES RAISONS D'ETRE PESSIMISTES " CONFIE L'AVOCAT DES PARENTS.

Dans un entretien exclusif, Maître Fabien Rajon, avocat des parents de Maëlys, lève le voile sur le quotidien d’une famille accablée, mais digne.

Et qui conserve l’espoir de savoir ce qu’il est advenu de son enfant disparue depuis le dimanche 27 août lors d’un mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère).

Maître Rajon, vous rencontrez, au quotidien, les parents de Maëlys. Comment vivent-ils depuis 15 jours ?

Leur vie se résume actuellement en un mot : l’attente. Une attente insupportable, un vrai supplice… Un climat pesant à la maison, aussi.

Avec, à tout moment, la crainte d’un nouvel appel téléphonique des enquêteurs, d’une révélation dans les médias confirmant ce que l’on craint tous…

C’est une attente insupportable. Un véritable supplice. Mais ils font face avec une dignité qui me rend admiratif.

C’est la maman de Maëlys qui s’est aperçue de la disparition de sa fille… Oui, elle l’a cherchée partout, complètement affolée. Ensuite le DJ de la soirée a lancé un appel au micro pour que tous les invités se mobilisent pour retrouver l’enfant. Très vite, la première intuition de la maman de Maëlys a été que sa fille avait été enlevée. Car elle a été interpellée par le comportement étrange d’un homme lors de cette soirée. Cet homme, c’est Nordhal L., le suspect mis en examen dans cette affaire ? C’est ça. Avant la disparition de Maëlys, sa maman a constaté que cet homme montrait à sa fille des photos de ses chiens sur son téléphone portable. La fillette adorait les chiens. Maëlys aurait également parlé à plusieurs personnes de cet homme, en le présentant comme son « tonton », son « copain ».

Il y avait une proximité avec le suspect.

Aussi, lorsque la maman de Maëlys s’est aperçue de la disparition de sa fille, elle est allée questionner cet individu en lui demandant : « Sais-tu où est Maëlys ? »

Il lui a répondu : « Non. » Mais il ne lui a pas paru vraiment concerné par la disparition de sa fille. Il n’a pas participé aux recherches. Il ne semblait pas inquiet du sort de Maëlys. Et il est parti avant l’arrivée des gendarmes.

Au fil des jours qui passent, le manque de sommeil, la fatigue et l’anxiété se font, également, de plus en plus présents.

Quel est leur état d’esprit aujourd’hui ?

Je tiens à souligner leur dignité.

Les parents de Maëlys sont des gens de bien : humbles, discrets, qui n’ont jamais cherché à attirer l’attention et qui se sont construits par le travail.

Le papa est technicien, la maman a repris ses études à 30 ans pour devenir infirmière, après des années à travailler comme ouvrière.

Ils ont éduqué leurs deux filles avec des valeurs simples : le respect de l’autre et la politesse.

Lorsque j’ai demandé à la maman s’ils avaient pu avoir des problèmes avec de quelconques gens, elle m’a confié, l’air un peu désolé, que ses chiens aboient souvent un peu trop fort et qu’elle s’en était excusé récemment auprès de ses voisins.

Évidemment, rien ne les prédestinait à voir leur destin ainsi basculer. Mais ils font face, comme ils le peuvent.

Que savez-vous de cette enfant ?

Pouvez-vous nous en dire plus sur elle, sur son caractère, ses passions ?

C’est une fillette de neuf ans qui préparait sa rentrée en CM1, qui pratiquait la natation et qui allait se mettre au football en septembre.

Les parents m’ont décrit une fille joyeuse, pleine de vie, très attachée aux trois chiens de la famille. Ce point n’est d’ailleurs pas anodin.

Elle n’a pas le profil d’une fugueuse.

Pour beaucoup de gens, Maëlys, c’est une photo sur un avis de recherche. Pour les parents, évidemment, c’est autre chose qu’une simple photo…

Peuvent-ils préciser le déroulé des faits ? Quand et comment se sont-ils aperçus que leur fillette était introuvable ?

Les parents n’ont pas manqué de détailler la chronologie de la soirée aux enquêteurs. Vous me permettrez donc de respecter le secret de l’enquête et de l’instruction.

Ce que je peux vous dire à ce stade, c’est qu’en fin de soirée, la maman s’aperçoit que Maëlys a disparu. Elle l’appelle, affolée, interpelle les invités du mariage, la cherche partout en vain, avec le papa.

Un appel au micro du DJ est lancé et les gendarmes sont appelés en urgence, car la maman se pose, déjà à ce stade, des questions et craint le pire.

Quelles ont été leurs premières intuitions ?

La maman craint effectivement qu’il soit arrivé quelque chose de grave à Maëlys, à cet instant très précis.

Oui, je peux vous le dire, sa première intuition, à cette heure de la soirée, c’est effectivement, hélas, un enlèvement.

Ma cliente est affirmative et n’a pas, à ce jour, de doute. Elle m’affirme que dès qu’elle s’est rendu compte que Maëlys avait disparu, elle a immédiatement cherché sa fille bien sûr, mais aussi un homme dont le comportement pendant la soirée lui avait semblé étrange.

Certaines sources évoquent une discussion entre le papa de Maëlys et cet homme, concernant des vidéos qu’il aurait montrées à la fillette dans le courant de la soirée ? Pouvez-vous nous en dire davantage ?

Cette thèse ne correspond pas à la version du papa, avec lequel j’ai échangé.

En revanche, il est bien question de photos montrées par cet homme, depuis son téléphone, à la petite Maëlys. Apparemment, un fond d’écran de téléphone comportant des photos de chiens.

Cela inquiète les parents, qui savent que leur fille est passionnée par les animaux et, en particulier, par les chiens.

Cet homme, qui a été mis en examen récemment, était-il connu des parents de Maëlys ?

Non. Les parents de Maëlys ne le connaissaient pas.

Quel a été leur ressenti par rapport à cette mise en examen ?

Une mise en examen d’un suspect, assortie d’une ordonnance de placement en détention provisoire, après deux gardes à vue successives, cela ne signifie pas culpabilité. Les parents de Maëlys respectent la présomption d’innocence.

Pour autant, à la différence d’autres affaires de disparition d’enfants, les enquêteurs semblent bien tenir une personne qui a visiblement des choses à dire…

Et j’ajoute que le temps presse, dans la mesure où il ne s’agit pas simplement de résoudre une affaire et de renvoyer, éventuellement, un mis en examen devant une cour d’assises. Mais, en priorité, de savoir ce qu’il est advenu de Maëlys.

C’est la raison pour laquelle les parents, qui ne souhaitaient pas communiquer jusqu’à présent, m’ont chargé de prendre la parole.

Comment les parents de Maëlys réagissent-ils face aux incohérences qui apparaissent dans les propos du mis en examen ?

Face à ces incohérences, la famille se forge une opinion : pourquoi l’ADN de Maëlys figure-t-il dans la voiture du mis en examen ?

Pourquoi ce dernier disparaît des lieux, selon la maman, avant l’arrivée des gendarmes ? Quid de ses vêtements et notamment de son short, qui a disparu ? Que penser du lavage méticuleux de son véhicule par le suspect ? Pourquoi affirme-t-il que la fillette serait montée dans sa voiture avec un garçonnet blond, qui visiblement n’existe que dans son imagination ?

Ajoutés au comportement étrange du suspect pendant la soirée, que me rapporte la maman, ces éléments, s’ils sont confirmés, sont pour le moins troublants.

Les parents se disent logiquement que cet homme détient les clefs de l’affaire. Et dans la mesure où le temps presse, car il en va du devenir d’un enfant, ils invitent forcément le mis en examen à révéler enfin la vérité et à en finir de l’attente insupportable qui leur est imposée.

Comment sont-ils entourés lors de cette épreuve et par qui ?

Ils peuvent compter sur la famille, les amis. Ils tiennent à une certaine discrétion dans la tourmente de cette épreuve. Et s’ils parlent à travers moi, leur avocat, c’est bien parce qu’ils veulent savoir ce qui est arrivé à leur fille.

Depuis 15 jours, vos clients sont-ils retournés dans le Jura ? Leur fille aînée a-t-elle repris sa scolarité ?

Actuellement, ils vivent quelque part en Isère. La rentrée de l’aînée était prévue mardi dernier. Je ne peux vous en dire plus sur cette question, qui relève du respect de leur vie privée.

Comment passent-ils leurs journées ?

Ce matin, le temps était triste et pluvieux. Chez eux, dans la cuisine, la télévision était allumée, branchée sur les chaines infos, les cafés s’enchainaient. Et le téléphone n’est jamais loin.

Comment les parents de Maëlys ressentent-ils la mobilisation de la population, notamment sur le plan des recherches sur le terrain ?

Cela leur fait chaud au coeur. Cet élan de solidarité, ces gens venus de parfois très loin pour donner un coup de main, pour participer aux recherches, ces initiatives de la part des anciennes camarades de promo de l'école d'infirmière de la maman... Tout ça les aide à tenir et ils me chargent de remercier sincèrement tous ceux qui se mobilisent pour retrouver Maëlys et, en premier lieu, les enquêteurs.

Ont-ils été en contact avec d’autres familles d’enfants disparus ? Notamment avec le papa d’Estelle Mouzin ?

Pas à ma connaissance.

Vos clients ont fait appel à un medium. Pourquoi ?

Qui ne recourrait pas dans pareil cas désespéré à toutes les issues pour tenter de retrouver son enfant ?

Je ne juge donc pas mes clients. Qui peut le faire d’ailleurs? En revanche, je les ai alertés quant au risque qu’ils soient approchés par des personnes mal intentionnées ou susceptibles d’abuser de leur fragilité, compte tenu notamment de la fatigue qui s’accumule. Cela semble, hélas, le cas en l’espèce.

Ce personnage les a visiblement abusés, comme sont abusés beaucoup de gens mis en situation de vulnérabilité face à un drame ou à une épreuve. Je suis vigilant sur ce point et une plainte pénale pour abus de faiblesse n’est d’ailleurs pas exclue.

Ont-ils encore l’espoir de retrouver leur fille vivante ?

Objectivement, chaque jour passé sans Maëlys ajoute, hélas, au pessimisme. Mais ils gardent toujours un certain espoir…

Ils vivent avec la crainte du pire. Ils sont soutenus par leurs proches, encouragés par la mobilisation citoyenne qui s’est manifestée dans la population pour tenter de retrouver Maëlys. Ils conservent un mince espoir, tout en se doutant qu’au fil du temps, il y a de plus en plus de raisons d’être pessimiste. Ils se raccrochent aux plus petites choses. Cet été, pendant leurs vacances au Portugal, Maëlys avait allumé un cierge à la basilique de Fatima. Ils veulent y voir un signe.

 

Que pensent aujourd’hui les parents de Maëlys de cet homme mis en examen pour enlèvement et incarcéré ?

Ils ne recherchent pas à tout prix un coupable.

Mais après les multiples contradictions de ce suspect, la découverte de l’ADN de Maëlys dans sa voiture, il semble fort probable qu’il soit impliqué dans cet enlèvement.

Les parents de Maëlys ont donc le sentiment que cet homme détient les clés de l’affaire.

Mais ce suspect continue à nier.

Espèrent-ils encore un geste de sa part ?

Ils souhaitent qu’il parle, qu’il donne des éléments plus conformes à la réalité. C’est une forme d’appel à son égard. Cet homme est face à sa conscience. Il a l’occasion de dire la vérité sur ce qui s’est passé. Oui, la famille lance cet appel. Car on est dans une course contre la montre pour retrouver Maëlys. C’est ce qui compte le plus pour sa famille.

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