Confinement Violence conjugale

Solidarité Alerte © 2012

URGENCE INFORMATION

VIOLENCES CONJUGALES 39 19

Le confinement c'est bien, nécéssaire et salutaire, mais combien y aura t'il de victimes collatérales, de Femmes confinées avec leur conjoint violent qui ramassent dans l'ombre, de cris, de pleurs, de ces Femmes qui subissent au quotidien ?!!!

Ça, certaines chaines TV anxiogènes n'en parlent pas, ou peu, au mieux entre la pub qui va bien et la météo !!!

Confinement en boucle...c'est bon! tout le monde a compris qu'on y était tous!

OUI, en tant qu'associations ceci nous inquiète, et le mot est faible! Les oubliées du confinement?

Et combien encore?!!! NON! Les violences faites aux Femmes en cette période de confinement ne sont pas un détail! Si il est déconseillé de sortir, effectivement,

IL N'EST PAS INTERDIT DE FUIR!

VOISIN(E)S VIGILANT(E)S

N'hésitez pas à contacter les Autorités ou le numéro d'écoute 3919 si vous entendez des cris que d'autres ne voudront pas entendre. Ne soyez pas sourds devant la détresse, ni aveugle devant la souffrance, ouvrez les yeux.

Ne soyez pas spectateur d'un drame, soyez acteur de la Solidarité.

AGISSEZ!

ALEX C.

En cas de besoin, composez le 39 19. Numéro d'écoute national destiné aux femmes victimes de violences, à leur entourage et aux professionnels concernés. 7 jours sur 7, de 9h à 22h du lundi au vendredi et de 9h à 18h les samedi, dimanche et jours fériés.

MAIS LE NUMÉRO D'URGENCE A COMPOSER EST ET RESTERA TOUJOURS LE 17.

ALARMANT

Confinement dans les Yvelines : les violences conjugales se multiplient

Les policiers doivent intervenir régulièrement pour interpeller les maris violents.

De nombreux incidents ont été relevés ces deux derniers jours. Illustration.

De nombreuses plaintes ont été déposées. Et plusieurs personnes ont été placées en garde à vue.Des disputes, des insultes puis parfois des coups.

C'était malheureusement à craindre dans le cadre du confinement, cela se vérifie ces derniers jours : les policiers multiplient les interventions pour violences conjugales. Au cours du week-end encore, de nombreuses personnes se sont ainsi retrouvées au commissariat et pour certaines placées en garde à vue.

Exemple à Trappes samedi, où une dispute entre époux a éclaté sur fond de factures impayées avant de dégénérer. Idem à Versailles un peu plus tard dans la journée où une femme a contacté la police après avoir reçu des gifles.

Son conjoint a été placé en garde à vue.

Plus grave encore à Limay, où un homme de 41 ans a été arrêté après avoir donné des coups de ceinture à sa compagne tout en l'agrippant par le cou.

Devant les policiers, il a justifié son geste par… « un manque d'obéissance ».

Et la liste est longue... En fin d'après-midi à l'Etang-la-Ville, un homme de 48 ans a par exemple lui aussi été interpellé après avoir frappé sa femme à coup de… Sèche-cheveux.

Celle-ci a décidé de déposer plainte.

Dans la soirée puis dans la nuit de samedi à dimanche, plusieurs interventions ont également été recensées. Comme à Achères vers 23h15, où un différend chez un couple connu des services de police a éclaté, visiblement sur fond d'alcool.

La femme de 56 ans a raconté avoir reçu des coups au visage, ce qu'ont confirmé les premières constatations. Son mari a été placé en garde à vue. Enfin peu avant 3 heures du matin, les policiers se sont rendus au Port-Marly pour y interpeller un homme de 36 ans qui avait blessé sa femme à la lèvre.

Marlène Schiappa, la secrétaire d'État chargé de l'égalité a rappelé vendredi que la plateforme de signalement des violences, arretonslesviolences.gouv.fr, est accessible tous les jours, 24 heures sur 24. Le numéro 3919 « Violences femmes info » l'est également.

Enfin, les victimes peuvent continuer à appeler le 17 en cas d'urgence pour permettre l'intervention de la police.

Le confinement à domicile fait craindre une hausse des violences vis-à-vis des femmes et des enfants.

Le coprésident de la FCPE a tiré la sonnette d'alarme. C'est une conséquence collatérale du confinement : l'augmentation probable des violences conjugales.

Alors qu'il était interrogé par Europe 1, le coprésident de l'association de parents d'élèves FCPE Rodrigo Arenas a confié, dimanche, avoir « énormément de remontées de violences conjugales et les enfants, qui sont au bout de la chaîne, s'en prennent plein la figure ».

« Ça craque parce que l'on ne peut pas sortir, faire des activités. Le quotidien est profondément bouleversé », admet-il.

Rodrigo Arenas explique : « Il y a deux choses qui rendent dingues les gens : la chaleur et la promiscuité. On n'a pas la chaleur, mais on a la promiscuité. »

Selon Laure Penalvez, policière qui travaille sur la plateforme de signalements en ligne des violences sexuelles et sexistes, « depuis le début de la semaine, on a eu une petite augmentation, mais rien de vraiment significatif. Rien de plus que lorsqu'une publicité est diffusée dans les médias. On ne peut encore rien en déduire, mais, après une semaine de confinement, les choses peuvent évoluer », a-t-elle indiqué. Vendredi 20 mars, plusieurs associations se sont alarmées de la situation. « Être confiné, c'est déjà compliqué pour des gens qui s'entendent bien.

Alors, pour les victimes de violences conjugales, elles vont vivre un véritable calvaire », se lamente la présidente de l'UNFF (Union nationale des familles de féminicides) Sandrine Bouchait.

Entre l'angoisse d'une dangereuse promiscuité, la peur de se signaler et les doutes sur la capacité des forces de l'ordre à intervenir rapidement, l'inquiétude plane sur les victimes, dans un pays en pleine crise sanitaire.

« Malheureusement, je pense qu'on doit s'attendre à une recrudescence des violences conjugales et féminicides dans les prochaines semaines. On est désemparés », poursuit Sandrine Bouchait. « On sent bien qu'on est dans l'inconnu.

Le confinement va durer 15 jours, si ce n'est plus. C'est très angoissant », juge Liliane Daligand, présidente de Viffil SOS Femmes, association basée à Lyon et qui trouve des solutions d'hébergement à des femmes victimes de violences.

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